sábado, 30 de julio de 2011

Elige


“Elige la vida, elige un empleo, elige una carrera, elige una familia, elige un televisor grande que te cagas. Elige lavadoras, coches, equipos compact disc y abrelatas eléctricos.

Elige la salud, colesterol bajo y seguros dentales. Elige hipoteca a interés fijo, elige piso piloto. Elige a tus amigos. Elige ropa deportiva y maletas a juego. Elige pagar a plazos, un traje de marca en una amplia gama de putos tejidos. Elige bricolaje y preguntarte quien coño eres los domingos por la mañana.
Elige sentarte en el sofá a ver tele-concursos que embotan la mente y aplastan el espíritu mientras llenas tu boca de puta comida basura. Elige pudrirte viejo cagándote y meandote encima en un asilo miserable siendo una carga para los niñatos egoístas y hechos polvo que has engendrado para reemplazarte”.

Trainspotting





Alouette, I.

miércoles, 20 de julio de 2011

Le vieux gosse

Je viens de passer deux semaines à travailler avec des enfants de 6 à 11 ans.
Pendant ces deux semaines dès que j’ai pu (et que j’en avais l’envie) j’ai écrit.

J’ai réuni tous ces petits vers, à mettre sous cristal (ou sous verre) car ils sont bien fragiles. Ils ne sont pas ordonnés chronologiquement, j’ai essayé de trouver un fil conducteur mais il est bien mince (c’est pour cela que ce sont des vers fragiles).

Moi qui suis perverti j’aimerais tant retrouver l’innocence et pouvoir regarder une fille sans la désirer...

Et pleurer ma mère.



Il y a partout l'emprise du réel
Cette marque laissée dans le sable
Indéfinie pérenne mais aussi virtuelle
Ineffaçable de la mémoire
Les amis se forment dans l'intempérie
J'en ai six aux mains qui cueillent
Mes désirs mes projets non définis
Des mains ouvrières de la chaleur
Ton crâne bout d'idées avortées
Petits fétus que tu veux offrir
À de grands gaillards prêts
À manger des mondes claquants
Il nous faut avoir conscience
Une pour quarante-huit
En continuant la danse
De l'amour perdu
Ils jouent aux amoureux
Entre les peines d'amour
Des cœurs qui remplissent le creux
Que laisse une femme qui vous aime
Ailes en papier
Nez en carottes
Pieds en choux fleurs
Et les dents en chocolat
Les yeux en compote
Les bras en carotte râpée
Et le nombril en pâte d'amande
Les timbres des courriers d'enfants
Vous rappellent votre vieillesse
Entre tous ces dessins sans
Vous rendre compte que ce sont des artistes
Ils s'insinuent dans votre vie
Ils deviennent votre manger
Votre épine dans le lit
Qui vous empêche de dormir
Le cri rauque sort de mon ventre
En détruisant un partie de moi
Créant un lien entre
Mon père l'enfant et ma gorge
Avec un regard vous en dites
Beaucoup plus qu'avec cent mots
Peut-être ai-je fais vite
De crier à l'enfant aux yeux mous
Les odyssées ne se font
Pas en un seul et unique jour
Les enfants autour de toi sont
Le seul pilier pour plusieurs manèges
Je vois la sortie au loin
Dans un coin du couloir
Mais tant de petites mains
T'empêchent de t'y suicider
À cause du vent soufflant
Je n'entends pas ma chanson
Mais j'espère que les enfants
Écouteront les paillettes d'or

C., "Le vieux gosse"







C., "Inocencia"

domingo, 3 de julio de 2011

“Nosotros cogimos de la basura las fotos familiares. Al final, teníamos las piezas del rompecabezas, pero al intentar encajarlas siempre quedaban vacios con extrañas formas parecidos a los países que uno no recuerda. Lo que quedó tras ellas,  no era la vida, sino la más trivial de las realidades mundanas;  un reloj sonando en la pared, un cuarto oscuro a mediodía, la atrocidad de una persona que solo piensa en sí misma.

Empezamos el imposible proceso de olvidarlas.

Se ha hablado mucho sobre las chicas todos estos años, pero no encontramos la respuesta. No importa la edad que tuvieran,  o que fueran chicas, sólo que las amamos y que ellas no nos oyeron llamarlas. Y que aun no nos oyen desde fuera de esas habitaciones, dónde ellas estarán solas para siempre. Y dónde nunca encontraremos las piezas para poderlas encajar.”
Las Vírgenes Suicidas

Eternamente Bella, I.